Parutions récentes

Jean-Marie Brohm
LE SPORT-SPECTACLE DE COMPETITION
Un asservissement consenti
Format poche (115 x 185)
484 pages, 15 euros




Depuis sa genèse au XIXe siècle en Angleterre, le système sportif n’a cessé d’accroître sa puissance de massification à l’échelle de la planète. Avec l’appui des multinationales capitalistes, des appareils d’État et des réseaux médiatiques transnationaux, il fonctionne comme l’une des machineries essentielles de la colonisation idéologique de l’espace public. Par la multiplication des spectacles sportifs, avec leurs champions sponsorisés, enrégimentés et anabolisés, leurs mythologies primaires, leurs fantasmagories infantiles, le système sportif mondialisé a imposé une propagande insidieuse en faveur d’une vision du monde où la compétition de tous contre tous légitime l’asservissement consenti généralisé. La rage de vaincre l’adversaire, le sado-masochisme de la contrainte incessante au dépassement de soi et des autres, la course effrénée aux records, les affrontements supportéristes violents dans et hors les stades, les mobilisations identitaires, nationalistes et xénophobes engendrent l’individualisme narcissique du struggle for life, les identifications collectives aux idoles des performances tarifées et pour finir la mentalité archaïque propre aux foules sportives abonnées au vide culturel. L’aliénation sportive – l’opium sportif – est précisément l’ensemble de toutes ces régressions qu’il s’agit d’analyser et de combattre.
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Collège Anthropologique des Animaux
Textes des associations de protection des animaux
LES CAUSES ANIMALES
L’humanisation du monde humain
386 pages, 20 euros



Le constat est désormais irrécusable : la biodiversité est gravement menacée, des milliers d’espèces animales sont en voie de disparition ou risquent l’extinction à court terme, la pluralité des mondes vivants s’amenuise. Dans un tel contexte, la question du statut des animaux au sein de nos sociétés est devenue centrale. Elle s’est lentement imposée à l’opinion publique et aux sphères intellectuelles et politiques grâce à des campagnes de sensibilisation menées régulièrement, depuis des dizaines d’années, par les associations de protection des animaux. Les sondages le prouvent : le bien-être animal fait partie des préoccupations quotidiennes des Français qui, dans leur grande majorité, ne veulent plus de l’élevage industriel intensif, de l’abattage sans étourdissement, du commerce de la fourrure, des expérimentations animales, de la corrida, de la chasse à courre, des cirques utilisant des animaux sauvages, des delphinariums ou des trafics d’animaux de compagnie. C’est pourquoi le Collège Anthropologique des Animaux a jugé nécessaire de réunir les principaux documents, manifestes et appels rédigés par de nombreuses associations qui militent pour les causes animales. Il s’agit ainsi, dans le respect de leur diversité et de leur logique d’argumentation, de contribuer à la constitution d’un front commun pour que cesse l’exploitation sans limite des animaux.
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Ouvrage collectif sous la direction de Fabien Ollier
Avec des textes de : Isabelle Barbéris, Michel Bel, Jean-François Braunstein, Paul Cesbron, Denis Collin, Anne-Lise Diet, Emmanuel Diet, Christian Godin, Aude Mirkovic, Isabelle de Montmollin, François Rastier, Pierre-André Taguieff, Patrick Tort, Thierry Vincent.
LA TRANSMUTATION POSTHUMANISTE
Critique du mercantilisme anthropotechnique
382 pages, 20 euros



Animal politique et corps de chair, la personne humaine va-t-elle être remplacée par le transhumain génétiquement modifié, le cyborg au métacorps augmenté, l’humanoïde branché sur des réseaux d’intelligence artificielle, le mutant hybride à très longue durée ? Sommes-nous à l’aube d’une rupture anthropologique majeure provoquée par l’application mercantile des biotechnologies et des neurosciences sur l’ensemble du vivant ? Avec l’expansion mondiale des marchés dérégulés de la naissance artificielle (FIV, PMA, GPA), des modifications corporelles profondes (transgenrisme, chirurgies de biodesign), des « objets intelligents » bioconnectés (implants de puces radio-identification) ou des médecines de dépassement de l’humain (dopage, sélection génétique, clonage), la transmutation posthumaine, largement financée par les géants de l’industrie cybernétique, sort des romans de science-fiction pour investir les corporéités singulières mais aussi les corps sociaux et politiques.
Quatorze auteurs issus de différents champs disciplinaires mènent dans cet ouvrage des réflexions critiques sur l’anthropotechnie qui bouleverse le monde de la vie.
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Jean-Marie Brohm
LA VIOLENCE SPORTIVE
Une aliénation de masse
386 pages, 20 euros



La Théorie critique du sport s’est donnée pour tâche de renverser les doxa de l’idéologie de la domination sportive. Ses interventions militantes contre la sportivisation du monde vécu, ses campagnes politiques contre les atteintes délibérées des instances sportives aux droits de l’homme permettent d’élucider la nature profondément réactionnaire et tyrannique du sport-spectacle de compétition.
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Fabien Ollier
L’HOMME ARTEFACT
Indistinction des sexes et fabrique des enfants
204 pages, 15 euros



Procréation médicalement assistée ouverte à toutes les femmes, gestation pour autrui légalisée dans de nombreux pays, recherches actives sur l’ectogenèse (utérus artificiel, membrane cybernétique, etc.) sont autant de preuves d’une volonté d’enfanter en désexualisant la vie sexuelle et en déréalisant le corps. Pour en arriver à fabriquer des bébés comme des artefacts, il faut théoriser l’indistinction de la sexuation humaine. Or, la prolifération des transidentités – transsexuels, transgenres, transhumains – témoigne d’une véritable crise des appartenances sexuelles. Ni homme ni femme, et homme et femme, non-binaire, queer ou cyborg, les « transidentitaires » qui grossissent les rangs des groupes LGBTIQ entendent mettre fin à la domination du « mâle blanc hétérosexuel » par la « dénégation mythifiante des deux sexes » (Devereux). Les conséquences biopolitiques d’une déconstruction techno-médicale ou performative de l’altérité des sexes sont multiples. Elles posent le grave problème de la naissance et de l’avenir de la personne humaine.
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Jean-Marie Brohm
Corps sociaux, corps politiques, corps mystiques
280 pages, 18 euros



Les diverses idéologies qui se sont succédées ou télescopées dans la société du spectacle – corps marchandise, corps bien-être, corps souci de soi, corps fétiche, corps capital, corps surnaturé, corps cyborg, corps hybridé, transcorps – représentent des formes d’incorporations de l’Ordre politique et de son Ordre corporel. Les corps sociaux, politiques et mystiques (religieux, initiatiques, sectaires, académiques, militaires, sportifs, artistiques, etc.) constituent eux aussi sous leurs différentes variantes des incarnations collectives qui entraînent de puissantes identifications à des figures intériorisées de chef (leader, directeur, fondateur, souverain, pape, despote, dictateur, guide, tyran).
Le corps n’est donc pas simplement une «construction sociale », ni un artefact biotechnologique modifiable ou modulable à volonté, parce qu’il relève de la constitution ontologique – comme « corps de chair » (Husserl) et « corps vivant » (Henry), mais aussi comme corps politique (Marx).
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Louis-Vincent Thomas
De la pluralité anthropologique des mondes.
Ecrits socio-anthropologiques, 1973-1994.
396 pages, 20 euros
 




Ce volume consacré à l’œuvre socio-anthropologique de Louis-Vincent Thomas (1922-1994) regroupe des textes qui s’échelonnent sur une vingtaine d’années de recherches transdisciplinaires et complémentaristes (1973-1994). Convaincu que penser veut dire franchir, Louis-Vincent Thomas n’a jamais hésité à transgresser les cloisonnements disciplinaires, à récuser les collectifs de pensée dogmatiques qui régissent la recherche universitaire, à s’aventurer également, au-delà des frontières reconnues, dans les labyrinthes des multiples univers – réels, imaginaires, symboliques – qui constituent l’horizon de l’anthropologie. Louis-Vincent Thomas s’intéressait non seulement à l’humain proprement dit, dans toute son universalité, sa diversité et ses contradictions, mais aussi à l’inhumain, au non-humain, à l’infra-humain, au supra-humain et au para-humain – horizons de sens qui enveloppent toujours l’humain dans toutes les sociétés, y compris celles qui se disent « développées ».

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Herbert Marcuse




Nous sommes engagés dans un progrès technique, mais il ne s’agit que d’un progrès quantitatif, d’une croissance quantitative, d’un développement quantitatif. Il n’y a pas de saut qualitatif, de changement qualitatif. Dans notre société qui semble exclure toute alternative essentielle, on s’efforce de réaliser une mise au pas plus ou moins parfaite de l’opposition, une assurance contre tout changement radical des formes de l’existence, l’intégration des contraires, qui demeurent encore au sein de cette société. Et tout ceci se passe dans une dimension en profondeur, où même la structure instinctuelle de l’individu est socialement modifiée et manipulée. Cette société fermée est en même temps une société totale. Le progrès, la croissance et la richesse reproduisent la dépendance de l’homme vis-à-vis de l’appareil. Le rationalisme technologique est utilisé comme moyen de domination, c’est-à-dire comme moyen de conserver des formes d’existence données, mais surannées. La productivité croissante dont la société est capable n’est pas utilisée pour l’apaisement de la lutte pour l’existence, mais pour son intensification et pour sa perpétuation. Sommes-nous déjà des hommes ?
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Jean-Marie Brohm

La Théorie critique du sport est une déconstruction radicale du système sportif capitaliste et de ses fondements, l’idéologie de la compétition et le principe de rendement. La saturation de l’espace public par l’impérialisme du spectacle sportif constitue non seulement une diversion sociale de masse mais aussi l’occultation de la réalité effective de l’institution sportive mondialisée : dopage organisé, violences supportéristes, main-mise absolue du capitalisme financier multinational, corruption à grande échelle, collusions avec les régimes totalitaires et les états militaro-policiers. La Théorie critique du sport s’est constituée historiquement dans une praxis-processus politique et épistémologique de démystification des « valeurs » et « idéaux » fétichisés par les meutes de zélateurs de la « culture » sportive et de la « compétition méritocratique ».
La contestation du sport-opium du peuple est l’axe central de la Théorie critique du sport.
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