Parutions récentes

Herbert Marcuse




Nous sommes engagés dans un progrès technique, mais il ne s’agit que d’un progrès quantitatif, d’une croissance quantitative, d’un développement quantitatif. Il n’y a pas de saut qualitatif, de changement qualitatif. Dans notre société qui semble exclure toute alternative essentielle, on s’efforce de réaliser une mise au pas plus ou moins parfaite de l’opposition, une assurance contre tout changement radical des formes de l’existence, l’intégration des contraires, qui demeurent encore au sein de cette société. Et tout ceci se passe dans une dimension en profondeur, où même la structure instinctuelle de l’individu est socialement modifiée et manipulée. Cette société fermée est en même temps une société totale. Le progrès, la croissance et la richesse reproduisent la dépendance de l’homme vis-à-vis de l’appareil. Le rationalisme technologique est utilisé comme moyen de domination, c’est-à-dire comme moyen de conserver des formes d’existence données, mais surannées. La productivité croissante dont la société est capable n’est pas utilisée pour l’apaisement de la lutte pour l’existence, mais pour son intensification et pour sa perpétuation. Sommes-nous déjà des hommes ?
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Jean-Marie Brohm

La Théorie critique du sport est une déconstruction radicale du système sportif capitaliste et de ses fondements, l’idéologie de la compétition et le principe de rendement. La saturation de l’espace public par l’impérialisme du spectacle sportif constitue non seulement une diversion sociale de masse mais aussi l’occultation de la réalité effective de l’institution sportive mondialisée : dopage organisé, violences supportéristes, main-mise absolue du capitalisme financier multinational, corruption à grande échelle, collusions avec les régimes totalitaires et les états militaro-policiers. La Théorie critique du sport s’est constituée historiquement dans une praxis-processus politique et épistémologique de démystification des « valeurs » et « idéaux » fétichisés par les meutes de zélateurs de la « culture » sportive et de la « compétition méritocratique ».
La contestation du sport-opium du peuple est l’axe central de la Théorie critique du sport.
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