Non au Mondial 2022 au Qatar !

Communiqué de Quel Sport ?

La France ne doit pas légitimer le Mondial d’une théocratie islamique !

 

Dans un an, du 21 novembre au 18 décembre 2022, la pétromonarchie du Qatar organisera sa Coupe du monde de football en plein désert. Elle a été désignée en 2010 par la FIFA dans un climat de corruption, de trafic d’influence et d’association de malfaiteurs qui donne lieu à des enquêtes menées par les justices américaines, suisses et par le parquet national financier en France. Mais en dépensant pas moins de 300 milliards de dollars pour construire les grands stades climatisés, les îles artificielles ou les néo-villes luxueuses destinées aux festivités des grandes fortunes de ce monde, la richissime théocratie islamique strictement régie par la Charia est en passe d’accomplir sa Taqîya mondialiste – l’art de la dissimulation pour tromper l’ennemi, selon le Coran. Mirage de fastes footballistiques à l’occidentale dans un macabre univers de rigorisme wahhabite, le Qatar, aidé en cela par la FIFA qui entend profiter de la manne financière des nouveaux « partenaires » (ou parrains) du ballon rond, a parfaitement compris que les terrains de sport sont des zones stratégiques pour consolider ses bases politico-économiques, étendre son influence idéologique et faire taire les critiques au sujet de ses atteintes régulières aux droits de l’Homme.

 

L’ordre islamique au Qatar : servitude, intolérance, violence

Derrière des apparences de super-modernité à l’occidentale – architectures luxueuses démesurées, musées d’art, organisation de grands événements sportifs, etc. –, le Qatar suit rigoureusement les dogmes du wahhabisme, un courant très proche du salafisme. Profondément obscurantiste, il prône en effet un retour aux pratiques en vigueur dans la communauté musulmane du prophète Mahomet et de ses premiers successeurs ou califes. Cela se traduit avant tout par la soumission des femmes musulmanes à l’autorité des hommes, leur assujettissement à un statut d’inférieure tel que l’édicte le Coran (Sourate IV-11, 15, 34 ; Sourate XXIV-31), leur réduction à des objets sexuels, leur emprisonnement sous le noir du voile. Concomitamment, la prostitution des femmes étrangères (d’Asie centrale ou d’Europe) dans les lieux touristiques, plus encore dans ceux qui accueilleront les supporters de tous les pays, est au cœur d’un système maffieux de trafic d’êtres humains où elles subissent maltraitances et viols sans pouvoir trouver de l’aide auprès d’une justice corrompue et au fond complice. Les politiques de moralité publique appliquent l’ensemble des punitions que la Charia préconise : décapitation au sabre pour les condamnés à mort, lapidation en cas de rapports sexuels illicites, pendaison pour les blasphémateurs, mains coupées pour les voleurs, mutilation sexuelle des jeunes filles, etc. L’idéologie islamiste qui se répand dans les médias qataris prône la répression des « infidèles », des « apostats », des libres penseurs, des homosexuels et la « police des mœurs » entend imposer l’asservissement des femmes « rebelles », y compris par la violence physique.

 

Le pays des collecteurs de fonds du terrorisme islamique

Par ailleurs, nul n’ignore plus parmi les services de renseignement et l’appareil judiciaire de l’anti-terrorisme français que de nombreuses familles princières du Qatar ont financé directement ou indirectement la propagande djihadiste, certains camps d’entraînement militaire en Afrique du nord et plusieurs opérations terroristes de l’islamisme radical. Le régime qatari, maître d’œuvre de la reconnaissance internationale de l’État taliban en Afghanistan, est de surcroît un soutien politique, diplomatique, financier et logistique important des fondamentalistes qui font actuellement régner une terreur à Kaboul. Il est aussi incontestable que le Qatar est le pourvoyeur idéologique du rigorisme islamiste et de ses principales thèses sur la « guerre sainte » à mort contre le « grand Satan » américain et les « petits Satans » israélien et français. La radicalisation suprême de l’Islam qui vise alors à tuer les mécréants où qu’ils se trouvent (lecture extrémiste de la Sourate IV-89) résulte des fondements antijuifs, sectaires, intégristes, sexistes, du wahhabisme érigé en religion d’État et en police de la pensée et des mœurs au Qatar. Il est aussi de notoriété publique que le Qatar aide le Hamas à concrétiser son rêve de « rayer » Israël de la carte et d’établir une théocratie islamique en Palestine.

 

Stades-cimetières et arènes esclavagistes

Pour accueillir toute la « planète foot » – ou du moins celle capable de se payer des forfaits de séjour à plusieurs dizaines de milliers d’euros…– de luxueuses infrastructures touristiques et des stades mégalomaniaques sont sortis du désert. Sur les chantiers, le droit international du travail n’a jamais été respecté. Les millions de migrants en provenance d’Inde, du Bangladesh, du Népal, du Pakistan, du Sri Lanka, des Philippines et du Kenya font l’objet d’une traite esclavagiste : 70 heures de travail par semaine, travaux forcés sous des chaleurs accablantes, rémunération sans rapport avec le travail effectué, menaces de licenciement et de retour au pays à la moindre revendication, passeports confisqués, entassement dans des chambres exiguës aux sanitaires défectueux, conditions de sécurité insuffisantes, etc. Selon le journal britannique The Guardian au moins 65 000 travailleurs migrants seraient morts en fabriquant les futurs stades du Mondial. Le gouvernement du Qatar ose évoquer un bilan des morts « proportionnel au nombre de travailleurs étrangers ». La FIFA affirme que « moins de travailleurs meurent en construisant pour la Coupe du monde que dans le reste du monde » (Lesoir.be, 23 février 2021). Cette exploitation cynique des travailleurs étrangers dans des conditions atroces correspond au statut de sous-humain qu’attribue le wahhabisme aux infidèles.

 

Refusons de cautionner par le football l’intégrisme islamique !

Dans ce contexte, la question se pose clairement : l’équipe de France tenante du titre remporté en Russie alors que Vladimir Poutine utilisait ouvertement le Mondial pour imposer sa dictature à l’intérieur de ses frontières et menacer militairement ses voisins, doit-elle désormais légitimer par sa présence et éventuellement par une nouvelle victoire qui fera chavirer de bonheur les Français (forces politiques « progressistes » en tête…) un régime qui fait jouer au football sur des cimetières d’ouvriers, qui traite les femmes comme des sous-humains et qui distille à tous les fidèles musulmans la haine islamiste de l’Occident, des Droits de l’Homme, des libertés démocratiques et laïques ? Nous pensons qu’il faut interpeller la Fédération française de football, l’équipe de France et les journalistes sportifs, mais aussi les organisations de défense des droits de l’Homme et les formations syndicales et politiques sur le fait qu’au Qatar les Bleus seront les ambassadeurs de l’idéologie islamiste qui aspire à saper les fondements de nos démocraties en utilisant le cheval de Troie sportif pour financer et masquer sa propagande fanatique. La seule position éthique juste est donc de ne pas participer au Mondial 2022 et de le faire savoir aux autres nations. Cet acte dénoncerait la duplicité de la FIFA qui prétend ne pas faire de politique – juste « protéger les droits humains et lutter contre les discriminations »… – mais qui collabore ouvertement avec les autorités d’un pays liberticide, esclavagiste et profondément intolérant afin de dégager de juteux bénéfices d’un barnum commercial que Gianni Infantino annonce déjà comme « la plus belle Coupe du monde de l’histoire ».

Octobre 2021